Clandestine·s
Théâtre
Clandestine⸱s est un seule en scène.
Au début du spectacle, il y a une enfant qui fête son anniversaire. Elle accueille le public. Elle s’appelle Sarah. C’est la même Sarah que l’autrice mais... pas tout à fait. Bercée par les films et la télé des années 80, elle rêve de princes charmants et de grandes histoires d’amours, avec beaucoup d’enfants à la fin. Arrivent les années 90, Sarah grandit et s’imagine flirtant avec Patrick Swayzeou Romain Duris .
Et puis Sarah est une jeune adulte. Peut-être que le Prince Charmant n’existe pas.
Un jour la foudre lui tombe dessus. Une rencontre comme une certitude. La présence d’une autre femme. Elle s’appelle Nadia. Sarah tombe amoureuse. C’est comme une évidence, une métamorphose. Eclore au monde. Être qui l’on doit être, visible à soi-même et aux autres.
Elles veulent un enfant. On est au milieu des années 2010 et la PMA pour toutes n’est pas autorisée en France. L’odyssée démarre. Sarah raconte leur désir d’enfant, les voyages, les échecs. Les tentatives clandestines, les espoirs et les désillusions. Mais au fait c’est quoi, concrètement, une procréation médicalement assistée ? C’est pas si simple à comprendre finalement. Il y a les ovocytes, les spermatozoïdes, les hormones, les jours d’ovulation, les protocoles médicaux... D’ordinaire, on ne pense pas à tout ça.
Et puis, il y a une grand-mère encombrante qui n'est pas invitée mais qui s'invite quand même, et qui vient bousculer le récit quand on ne s’y attend plus. C’est aussi une histoire de femmes et de générations qui s’entrecroisent.
